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La mort et la fraternité: une brève étude sur les morts dans les confréries médiévales tardives

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La mort et la fraternité: une brève étude sur les morts dans les confréries médiévales tardives

Joëlle Rollo-Koster

Confraternitas: Vol. 1, n ° 9 (1999)

Abstrait

Depuis la publication de l’inauguration de Philippe Aries L'heure de notre mort, les historiens des confréries ont largement suivi son exemple et ont traité les confréries comme une «garantie d'éternité». Des études ultérieures sur les confréries font écho aux paroles du Bélier: «De toute l'œuvre de miséricorde, le service pour les morts est devenu le but principal des confréries… les confréries… ont fourni une assurance concernant l'au-delà. Les morts étaient assurés des prières de leurs confrères… après l'enterrement, la confrérie a continué les services et les prières que le conseil de l'église ou les monastères étaient soupçonnés de négliger ou d'oublier.

Nous voyons l’influence du Bélier sur Coulet «L'union entre les vivants et les morts que la confrérie a bâtie et préservée est évidente dans le grand changement de sensibilité religieuse que l'on retrouve au Moyen Âge tardif» et encore chez Jacques Chiffoleau «Les statuts montrent que la confrérie fonctionnait comme une famille. Et parce que la confrérie était une famille de substitution, elle jouait un rôle très important dans la préparation à la mort, aux rituels funéraires et aux suffrages pour les morts… Le rejet pour non-respect des statuts était la seule forme d'exclusion confraternelle, car la mort elle-même ne pouvait pas ont dénoué les liens qui unissaient les confrères… dans l'esprit des hommes médiévaux, la famille imaginaire rassemblait les morts et les vivants de chaque lignée, et les confréries considéraient qu'eux (les morts) feraient toujours partie de l'association. Ainsi, qu'elle se fonde sur une étude des statuts confraternels ou des testaments individuels, les historiens ont souvent défini les confréries comme des familles de substitution élargies, regroupant les vivants et les morts sous leur filiation.


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